top of page

Baromètre : IA et sécurité

  • Photo du rédacteur: Institut Quorum
    Institut Quorum
  • il y a 2 jours
  • 2 min de lecture

Les Français prêts à franchir le pas de l’IA dans la sécurité publique


Les résultats sont clairs : les Français sont prêts à accepter l’intelligence artificielle dans la vidéoprotection. Loin d’un rejet de principe, ils se montrent majoritairement favorables à son usage, à condition qu’il soit strictement encadré et orienté vers la protection.


63 % se déclarent favorables à l’usage de l’IA dans la vidéoprotection, dont près d’un tiers très favorables. Et lorsqu’il s’agit de situations concrètes, l’adhésion grimpe : 56 % pour la lutte contre le terrorisme, 56 % pour l’arrestation d’auteurs de crimes ou délits, 52 % pour la détection de départs de feu, ou encore 52 % pour la reconnaissance faciale en cas de disparition ou d’enlèvement. Autrement dit, dès que la menace est grave et tangible, l’opinion soutient l’IA comme un outil efficace et légitime.


La reconnaissance faciale illustre cette maturité de l’opinion : 66 % des Français l’acceptent pour retrouver un suspect après un crime ou pour déclencher une alerte enlèvement. Là encore, ce n’est pas la technologie qui inquiète, mais son usage : oui pour protéger, non pour surveiller au quotidien.


Ce soutien ne signifie pas un blanc-seing. 72 % exigent un encadrement démocratique – loi claire, transparence, information des citoyens. La confiance repose d’abord sur les règles et la garantie que l’IA restera au service de l’intérêt général.


Enfin, les Français rappellent leur attachement au rôle régalien de l’État. 80 % jugent légitime que la police et la gendarmerie utilisent ces outils, mais seulement 11 % les accepteraient dans les mains d’entreprises privées.

En résumé, l’opinion ne ferme pas la porte à l’IA dans la sécurité publique. Au contraire, elle est prête à l’accueillir, avec lucidité : oui à l’innovation lorsqu’elle protège, non à la dérive lorsqu’elle surveille.

 
 
 

Commentaires


bottom of page