Alors que la santé n'est pas une compétence directe des départements, 97 % d'entre eux ont engagé des initiatives concrètes pour l'accès aux soins, et 92 % se sont dotés d'un plan stratégique santé, selon l'Observatoire. Aide à l'installation, télémédecine, consultations mobiles, maisons de santé : en moyenne, six dispositifs coexistent par territoire.
Le nerf de la guerre : l'installation
Le volet auprès des étudiants en santé éclaire le point de bascule. S'ils rejettent l'obligation d'installation (79 %), 76,7 % n'excluent pas de s'installer en zone sous-dotée — à condition d'être accompagnés. Or 55,2 % déclarent n'avoir jamais été informés des aides à l'installation. Un levier d'action immédiat, à coût quasi nul, pour les collectivités.
La dynamique se heurte toutefois à des freins bien identifiés : complexité administrative (72 %), manque de coordination entre acteurs (57 %). D'où une attente forte : 83 % des départements réclament un cadre d'échange structuré pour mutualiser les bonnes pratiques à l'échelle nationale. C'est précisément la vocation de l'Observatoire des territoires.