Fiche de repères

Rapport d'opinion, ce qu'il contient et comment le lire

Un rapport d'opinion est le document remis par un institut d'études à l'issue d'une enquête : il expose la méthode employée, la composition de l'échantillon, les résultats chiffrés assortis de leur marge d'erreur, et leur interprétation. Il se distingue du rapport d'opinion de l'auditeur, qui relève de la certification des comptes.

Vos questions

Le document est arrivé, que faut-il en faire

Un rapport d'étude se lit dans un ordre précis, et cet ordre ne commence pas par les résultats.

  • Par quoi commencer la lecture d'un rapport d'opinion ?
  • Comment savoir si les résultats sont solides sur mon quartier ou ma commune ?
  • Cet écart de trois points entre deux années est-il réel ?
  • Que puis-je affirmer devant mon conseil, et que dois-je nuancer ?
  • Puis-je publier le rapport, et les données brutes m'appartiennent-elles ?
  • Comment préparer la vague suivante pour qu'elle reste comparable ?
Notre parti pris

Un rapport dit aussi ce qu'il ne permet pas de dire

La valeur d'un rapport d'opinion ne tient pas au nombre de chiffres qu'il contient, elle tient à la précision avec laquelle il borne leur portée.

Un commanditaire public reçoit un document qu'il devra défendre devant une assemblée délibérante, parfois devant la presse, parfois devant une opposition. Ce qui le protège n'est pas un résultat flatteur, c'est un rapport qui expose sa propre méthode et ses propres limites. Institut Quorum construit ses rapports dans cet esprit : les marges d'erreur sont affichées pour chaque sous-population réellement exploitée, les écarts non significatifs sont signalés comme tels, et le questionnaire figure intégralement en annexe. Un lecteur extérieur doit pouvoir refaire le chemin. C'est la condition pour qu'un chiffre tienne dans un débat, et la raison pour laquelle nous préférons un résultat moins spectaculaire mais incontestable.

Notre méthodologie

Ce qu'il contient

Les six rubriques d'un rapport complet

Ces repères sont descriptifs. Le contenu exigé d'un rapport se fixe au moment de la commande, dans le cahier des charges.

La fiche technique

Commanditaire, institut, population de référence, taille d'échantillon, mode de recueil et dates de terrain. C'est la première page à lire, et c'est elle qui détermine ce que le reste autorise à dire.

La structure de l'échantillon

La répartition obtenue comparée à la répartition de référence, et le redressement appliqué le cas échéant. Un échantillon construit par la méthode des quotas expose ses quotas.

Les tris à plat

Chaque question, réponse par réponse, sur l'ensemble des répondants. C'est le socle factuel du rapport, celui auquel on revient quand une interprétation est contestée.

Les tris croisés

Les mêmes résultats lus par âge, par commune, par catégorie ou par usage. Leur précision dépend de la taille de chaque sous-groupe, pas de celle de l'échantillon total.

Les marges d'erreur

Affichées pour l'échantillon total et pour les sous-populations analysées. Un écart inférieur à la marge d'erreur n'est pas un écart, et un rapport honnête le dit.

Le questionnaire en annexe

Le libellé exact des questions et l'ordre dans lequel elles ont été posées. Sans lui, aucune reproduction de la mesure n'est possible, et aucune vague suivante n'est comparable.

Une confusion à lever

Deux documents, le même nom

L'expression rapport d'opinion désigne deux objets sans rapport l'un avec l'autre, et la confusion se paie au moment de la commande.

Dans le vocabulaire comptable, le rapport d'opinion est le document par lequel un commissaire aux comptes exprime son opinion sur des comptes annuels : il certifie, certifie avec réserve, ou refuse de certifier. Dans le vocabulaire des études, le rapport d'opinion est le livrable d'une enquête menée sur échantillon. Aucun des deux ne s'apparente à l'autre : le premier porte un jugement professionnel sur des écritures, le second restitue une mesure sur une population. Une collectivité qui écrit rapport d'opinion dans une consultation sans autre précision s'expose à recevoir des offres qui ne portent pas sur le même objet. La formulation qui lève l'ambiguïté tient en quelques mots : rapport d'étude d'opinion, ou rapport d'enquête auprès des habitants. La même vigilance de vocabulaire vaut pour la distinction entre enquête publique et enquête d'opinion.

Notre ancrage territorial

Une expertise reconnue des territoires

Les territoires sont au cœur de nos travaux depuis la fondation de l'Institut. Nous accompagnons les collectivités et les établissements publics, de la conception du questionnaire à la restitution devant les élus qui doivent trancher.

Nos références
  • 78 études conduites pour des collectivités
  • 22 départements et 2 régions accompagnés
  • Marges d'erreur affichées par sous-population
  • Questionnaire intégral remis en annexe
Notre méthode

Une mesure incontestable

Échantillons représentatifs construits par la méthode des quotas, taille d'échantillon dimensionnée sur les sous-groupes à analyser, marges d'erreur affichées et conformité RGPD.

Échantillons représentatifs Méthode des quotas Marges d'erreur affichées Conformité RGPD Restitution devant les élus

Voir notre méthodologie

Questions fréquentes

Questions fréquentes sur le rapport d'opinion

Qu'est-ce qu'un rapport d'opinion ?

C'est le document remis par un institut d'études à l'issue d'une enquête. Il expose la méthode, la composition de l'échantillon, les résultats chiffrés avec leur marge d'erreur, et leur interprétation. L'expression désigne aussi, dans un tout autre domaine, le rapport par lequel un commissaire aux comptes certifie des comptes. Les deux sens n'ont aucun rapport entre eux : un commanditaire public qui écrit rapport d'opinion dans un cahier des charges a intérêt à préciser qu'il attend le rapport d'une étude d'opinion.

Quelle différence entre un rapport d'opinion et une note de synthèse ?

Le rapport contient l'appareil complet : méthode, dates de terrain, mode de recueil, structure de l'échantillon, tris à plat, tris croisés, marges d'erreur et questionnaire en annexe. La note de synthèse en est l'extrait argumenté, destiné aux élus ou à la presse. La note ne se lit honnêtement qu'adossée au rapport, parce que c'est le rapport qui dit ce que les chiffres autorisent à affirmer.

Que faut-il vérifier en premier dans un rapport d'opinion ?

Quatre éléments, avant même de lire les résultats. La population de référence, qui dit sur qui porte la mesure. La taille de l'échantillon et celle des sous-groupes analysés, qui déterminent la précision réelle. La méthode d'échantillonnage et le redressement éventuel. Les dates de terrain, parce qu'une mesure d'opinion date du moment où elle a été faite.

Un rapport d'opinion doit-il indiquer la marge d'erreur ?

Un rapport rigoureux l'indique, et pour chaque sous-groupe analysé, pas seulement pour l'échantillon total. Un résultat lu sur 120 répondants d'un quartier n'a pas la précision d'un résultat lu sur 1 000 habitants. Institut Quorum affiche les marges d'erreur des sous-populations exploitées, et non la seule marge d'ensemble.

À qui appartient le rapport une fois l'étude livrée ?

Cela dépend de ce que le contrat prévoit, et c'est une clause à régler avant la commande plutôt qu'après. La question porte sur trois objets distincts : le rapport lui-même, les données brutes anonymisées, et le questionnaire. Un commanditaire public qui prévoit de publier ses résultats ou de reconduire la mesure a intérêt à s'assurer de ses droits sur les trois.

Comment exploiter un rapport d'opinion devant un conseil ?

En séparant ce que la mesure établit de ce qu'elle suggère. Un écart inférieur à la marge d'erreur n'est pas un écart. Une évolution entre deux vagues ne se commente qu'à méthode constante. Les motifs d'insatisfaction classés par poids sont en général plus actionnables que le taux global, parce qu'ils désignent où agir.

Que doit contenir le rapport remis à une collectivité qui commande une étude d'opinion ?

Une fiche technique (commanditaire, institut, population de référence, dates de terrain, mode de recueil), la structure de l'échantillon et le redressement appliqué, les tris à plat et croisés avec leurs marges d'erreur par sous-groupe, le questionnaire intégral en annexe, et une note de synthèse destinée aux élus. La remise de la base anonymisée se prévoit au contrat, avant la commande.

À lire également : marge d'erreur d'un sondage, taille d'échantillon, choisir un institut de sondage, coût d'une étude d'opinion, commission des sondages et toutes nos fiches de repères. Nos dispositifs de mesure dans le temps : baromètre territorial d'opinion et baromètre d'image d'une collectivité.

Une étude à commander ?

Un rapport que vous pourrez défendre

Méthode exposée, marges d'erreur affichées, questionnaire en annexe et restitution devant les élus : nos rapports sont conçus pour tenir dans un débat.